Bon, je reviens d’entre les morts (si si, j’étais mort, comme le Capitaine Jack !) pour vous parler d’un sujet plutôt sérieux qui m’a retourné les tripes cette semaine.
Jusqu’à aujourd’hui, j’étais de ceux qui pensaient que la France et les Français ne sont pas majoritairement racistes. Je suis excédé de voir tous les réactionnaires d’SOS Racisme ou de la Licra
s’agiter au moindre dérapage rendu public ou récupérer chaque fait divers pour le politiser. A les écouter on avait souvent l’impression d’être en Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Etant
moi aussi issu d’une famille d’immigré, breton et kabyle, je suis vraiment concerné par la question du racisme pour l’avoir subi.
A 21 ans, je suis resté persuadé que seule une poignée de crétins décérébrés étaient convaincus que tous les maux de la France sont causés par les immigrés, et souvent par les immigrés africains.
A l’heure où l’identité nationale est plus que jamais d’actualité, un collectif a décidé d’organiser une journée sans immigrés pour prouver combien les immigrés sont importants en France. Cette
initiative est semblable à celle qui a eut lieu l’année dernière, organisée par la communauté hispanique aux Etats-Unis.
Cette action est intelligente, il n’y a pas de violence, pas de chantage, c’est juste une façon d’ouvrir les yeux à nos dirigeants et à ceux qui n’arrivent pas à comprendre que toute grande
nation a besoin de l’immigration pour subvenir à ses besoins. C’est valable pour tous les pays et prouvé économiquement. Ne serait-ce que d’un point de vue démographique, sans l’immigration
turque, l’Allemagne verrait aujourd’hui sa population en nette diminution avec un tel taux de fécondité.
Bref, je suis donc sur le site du Figaro à lire cet article quand je me suis intéressé aux commentaires laissés par les lecteurs. Quand j’ai lu l’article, il y avait 8 pages de commentaires, en
lisant les 4 premières, tous les commentaires parlaient de : « journées sans allocations », « profiteurs », « parasites » et je vous épargne le
reste.
Je me trompais surement, mais pour moi l’éducation était une barrière plus qu’efficace contre le racisme et ce genre de réactions primaires totalement déplacées et hors de propos. Selon eux,
donner de l’argent aux immigrés signifie que nous faisons déjà assez pour eux ? Avant de parler d’identité nationale, il faudrait faire en sorte que ces personnes se sentent chez elles,
qu’elles ne soient pas séparées du monde extérieur en étant cantonnées à des banlieues sinistres, dans des cités desquelles elles ne sortiront pas avant une ou deux générations.
La France a longtemps été fière d’être un pays « d’accueil », d’ouverture (mot à la mode aussi) mais je dois avouer que j’ai du mal à le ressentir tous les jours. On ne peut pas blâmer des gens malheureux dans leur pays de vouloir venir dans un pays se targuant d’être prêt à les accueillir, et on ne peut pas non plus les blâmer d’être encore malheureux parce qu’en France aussi ils ne se sentent pas chez eux. Je suis conscient qu’il y a une partie de la population immigrée qui ne fait aucun effort, mais est ce que nous en faisons nous ? Donner de l’argent n’est pas suffisant. Je n’ai pas la prétention d’avoir la solution, mais si on pouvait seulement arrêter de nous voir comme la source du chômage ou de la délinquance.
Mon grand-père et mon arrière-grand père se sont battus pour la France. Aujourd’hui je ne suis ni un trafiquant de drogues, ni un braqueur, je n’ai jamais cassé de vitrines pendant une
manifestation ou sifflé la Marseillaise. Pourtant, quand je suis rentré à Paris il y a deux semaines, c’est à moi qu’on a demandé de vider mes bagages à la descente du train. Comment ne pas
comprendre le mal-être de ces gens?
« I’m a creep, I’m weirdo.
What the hell am I doing here ?
I don’t belong here » Radiohead, Creep
Ecrire un commentaire - Recommander - Voir les 2 commentaires


Vos réactions: