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Jeudi 24 janvier 2008

1 2 3 SOLEEEEIL !!!! Figeons un moment la situation. Au milieu du tableau vierge de toute écriture se trouve la tête et le corps frêle de cette dame d’un certain âge. Il est nécessaire de séparer tête et corps dans la mesure où, assez paradoxalement, celui-ci plutôt insignifiant, à limite de l’inexistence, porte un fardeau tel que la cette tête dont la seule vue nous fait regretter d’avoir des yeux. Comme Œdipe,il m’arrive de vouloir me crever les yeux à la vue de cette petite tête si imposante. C’est assez perturbant de savoir qu’une telle créature est le résultat des mêmes processus que vous et moi. Cela veut dire qu’à un spermatozoïde près j’aurais pu lui ressembler et devenir le totem de la troupe des P’tis Louveteaux chez les Scouts. J’aurai pu, moi aussi, être si petit qu’à 40 ans je ne puisse pas m’habiller avec autre chose que du 12 ans. On aurait trouvé cela mignon si un gène Gremlin ne s’était pas introduit dans sa constitution. Hélas, la pauvre n’a pas eu de chance. En plus d’avoir deux verrues en guise de poitrine, un masque d’Halloween lui tient lieu de visage.

 

Sachant qu’elle ne compte pas son physique dans ses avantages, on pourrait supposer qu’intérieurement le spectacle sera plus réjouissant. Et pourtant, son intérieur est tout aussi abîmé que ses dents. A croire que l’âge l’a rendu aigrie et totalement incapable de quelque forme d’humour que ce soit. Mais n’exagérons rien… Elle peut faire preuve d’humour, un humour que très peu comprennent. Après tout elle est n’est peut-être pas si mauvaise qu’elle veut nous le faire croire. Simplement, elle adore passer pour l’incarnation des sorcières, si bien qu’elle se comporte et parle comme on imaginait les sorcières étant enfants. Figée comme elle l’est, on pourrait la confondre avec une maquette en cire du Musée Grévin, une maquette représentant Gollum dans le Seigneur des Anneaux. On a juste envie de l’insulter de la rouer de coups pour tout le mal qu’elle nous a fait à nous, pauvres hobbits innocents que nous sommes. Il est vrai qu’en face d’elle ne se tiennent pas que des petits gentils et pétillants hobbits. Il y a aussi ce qu’on trouverait sous le nom de troll ou orque chez Tolkien.

 

Prenons deux exemples. D’abord celui de ce charmant jeune homme. Bien habillé, propre sur lui, une bonne humeur indéfectible et une haleine parfois aussi putride que son humour est dans le bon sens. Que dire de plus ? Parler de sa générosité, de son sens inégalable de la réflexion, son don naturel pour la fabrication d’antisèches, son sens de l’hospitalité ne suffiraient pas à énumérer la moitié de ses qualités. On pourrait parler de sa culture sans bornes qu’il étale sur ses copies en même temps qu’il nous montre l’éventail des fautes de français qu’il a dans son sac.

Prenons ensuite l’exemple de cette magnifique jeune fille étalant sa culture comme elle nous montre son physique ingrat chaque fois que, le matin, elle passe la porte avec la démarche d’un ballet de pingouin et le sex-appeal d’un accident de la route. Elle arrive avec avec sa prestance et sa suffisance, nous éclabousse de sa prétention et de ses postillons. Cette demoiselle au physique aussi beau que sa culture est riche serait si parfaite si un défaut de prononciation ne venait pas troubler ce tableau si idyllique jusque là…

 

J’estime ne pas pouvoir être attentif dans de telles conditions, c’est pourquoi je demande la suppression de ce cours, et pourquoi pas de cette enseignante.

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Jeudi 24 janvier 2008

Plongés dans une obscurité régulièrement troublée par des points lumineux, les aventuriers sont collés les uns aux autres d’autres assis attendent la délivrance ou le lieu du débarquement. On lit la peur sur leur visage, celle de ne pas réussir à sortir, d’être piétiné par ses propres alliés. Tout aventurier aguerri connaît la règle quand il s’agit de débarquer : il n’y aura aucune pitié, ni pour les femmes, ni pour les enfants, c’est chacun pour soi. A mesure que le lieu fatidique approche pour certains, ils cherchent à se lever pour se placer stratégiquement ou alors ils vont d’abord essayer de se placer devant les portes afin de pouvoir se glisser entre elles à peine ouvertes tel un pénis se faufilant entre les cuisses de la première demoiselle ou paire de fesses venues à peine entre ouvertes. Ils sont donc là, les aventuriers pas les pénis, anxieux, comprimés, se jaugeant, le regard dans le vide ou scrutant l’horizon, la mâchoire contractée, les muscles pesant de tout leur poids pour rester debout, concentrés sur le temps passés depuis la dernière station, et prêts à jaillir à travers les portes dans une précipitation orgasmique.

 

 

            Ici l’orgasme c’est cette sonnerie aigue. Par sa tonalité elle ramène tous les aventuriers à la réalité, quand elle retentit, les portes s’ouvrent, les aventuriers jaillissent et écrasent tout sur leur passage. Malheur à ceux qui croisent leur chemin et s’exposent ainsi à leur courroux. Lorsque le cri strident déchire les airs et que les portes s’ouvrent, elles libère des démons q’un bataillon d’anges ne pourrait arrêter. Se trouver face à eux sans s’en écarter équivaut à se taper les épaules à coups de pavé jusqu’à en avoir des bleus. A cela ajoutons les pièges suivant le débarquement. Il se peut que parfois traînent un ou deux obstacles entraînant soit un carambolage, soit une malencontreuse chute recouvrant de honte le pauvre aventurier.

 

Ô dure vie des usagers du métro, Ulysse des temps modernes qui, tous les jours, affrontent mille périls, ne craignez vous donc point les dangers auxquels vous vous exposés ? Aussi fort soit il, jamais Hercule n’aurait accepté de passer une journée dans la ligne 6. Ulysse lui-même n’aurait pu retrouver sa belle et douce Pénélope et ferait aujourd’hui la manche à Gare du Nord. Tous ces héros ne sont rien face à ceux qui quotidiennement livrent leur âme à cette machinerie de fer et de béton.

 

Nous sommes si forts, faire preuve de tant de ruses, persévérance et d’audace sont autant de qualités que ces personnages n’utilisaient qu’occasionnellement, et que nous les mettons en œuvre tous les jours pour pouvoir faire face à l’indifférence, le mépris, et l’égoïsme inhérents à la nature humaine.

par Mehdy commentaires (1)   
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