Si déféquer peut s’avérer être pour moi le plus grand bonheur, je dirais même plus, le bonheur par excellence, lorsque cela est fait dans de bonnes conditions, cela peut rapidement se transformer en cauchemar. En effet, quand rentrant d’une harassante journée de labeur, je rentre chez moi et, avec la délicatesse de Thierry Ardisson, assoies mon séant sur les toilettes, je ne peux m’empêcher de sourire bêtement à la porte qui me fait face. Et, j’ai du mal à retenir un soupir, lorsque, décontractant tous mes muscles, je me vide de mon trop-plein et me remplis d’extase. Voilà pourquoi, généralement, déféquer est divin.
Toutefois, il arrive souvent que l’on subisse le revers de la pédale, comme le disent si bien les tennismen gays amateurs de cyclisme. Les conditions ne sont pas toujours idéales. Le temps ne
reste pas constamment au beau fixe. Deux exemples sont là pour le prouver, deux exemple desquels nous retireront les critères nécessaires à un agréable caca. Le premier exemple est tiré d’une
expérience vécue dans les toilettes du lycée au sein où je passe actuellement mes concours. En effet, ayant dépensé un salaire parental pour passer ces concours, je me suis dit que je me devais
d’essayer les toilettes pour ne pas dépenser l’argent familial sans aucune raison. C’est avec une curiosité semblable à celle ressentie par un enfant lors de sa première visite au zoo que je
pénètre dans ces toilettes. Pas de mauvaises odeurs, pas de traces douteuses, du papier toilettes, j’étais satisfait. C’est en me retournant pour verrouiller ma cabine que le cauchemar a
commencé : le verrou était absent. Pas l’ombre d’un verrou. Ayant l’impression que les All Blacks ne cessaient de plaquer mon derrière, je me décidais à rester dans un cette cabine en
tendant les jambes afin de bloquer la porte. Les contractions se finissant, je mis au monde un magnifique spécimen de 500 grammes, ni trop dur, ni trop mou, parfait. J’ai donc commencé à retirer
du papier toilette, sous forme de rouleau, et quelle ne fut pas ma surprise quand, en le touchant, je crus refermer les doigts sur une feuille de brouillon utilisée il y a moins d’une heure.
Seconde désillusion !!! Ô grands dieux comment peuvent-ils nous faire payer tant d’impôts et ne pas nous offrir du papier de qualité ?
Avant d’avoir porté cette infamie sur mon tendre derrière le rouleau s’échappa de la structure qui le tenait. J’étais donc là , et las, les jambes tendues pour éviter que l’on voit mon intimité
penché en avant en essayant désespérément de faire revenir le rouleau de papier toilettes avant, qu’en se déroulant, il ne passe sous la porte. Prostrée tel Frodon portant l’anneau, je tentais,
handicapé par ma souplesse digne d’un bretzel, de récupérer ce qui nettoierait le mien d’anneau… Passons donc les détails concernant ce papier qui étale plus qu’il n’essuie… Ainsi est-il
nécessaire, pour se préserver contre de tels malheurs, de toujours avoir son propre papier toilette sur soi.
Passons au second exemple, plus bref, plus universel. Il arrive parfois que notre transit intestinal soit perturbé, que ce soit à cause d’une bactérie ou d’un excès de piments. Or dans ces cas
là, on est souvent sujet à : Réponse A : des diarrhées
Réponse B : des vomissements
Réponse C : les deux
Réponse D : la réponse D
Oubliez les trois dernières réponses puisqu’elles n’entrent pas dans notre domaine d’étude. Il n’y a aucun plaisir à courir en pleine nuit jusqu’aux toilettes se débarrasser d’un repas que l’on
avait pourtant tant apprécié. Cette explosion après laquelle nous pissons de la merde par le cul est au moins aussi écoeurante qu’un discours de J-M
Le Pen dont le larynx tient le rôle d’intestin, et la bouche de je vous laisse deviner quoi.
En somme, un bon caca, c’est un caca volontaire, et agrémenté d’un papier de bonne qualité.


