Vendredi 25 septembre 2009
NeuNeu n’est pas très fier de lui. D’ailleurs, NeuNeu n’est plus assez grand, bon et divin pour parler de lui à la troisième
personne. Il y a près d’un mois maintenant, j’ai fini mon stage pour partir en Germanie, le pays où toutes les filles s’appellent Germaine.
A la fin d’un stage, la tradition étudiante veut que l’on rédige un rapport. Ledit rapport devait dans mon cas faire une vingtaine de pages, mais, pour être franc avec vous mes lecteurs adorés,
il n’y a dans ces 20 pages qu’une dizaine demandant un réel effort de rédaction. Plein de bonne volonté, j’ai commencé la rédaction du rapport une semaine avant la fin de mon stage. Une fois la
moitié du travail effectué. J’ai oublié le rapport. Il m’est complètement sorti de la tête. Me voilà donc obligé de le finir en vitesse cette semaine et de me priver de sorties jusqu’à ce qu’il
soit terminé. J’ai même du sécher les cours cet après-midi pour le boucler. Mais ça y’est, c’est fini.
Par contre, quelque chose me préoccupe. En ce moment j’oublie énormément de choses et je suis parfois incohérent (même à jeun…). Comme je vous l’ai déjà expliqué, je vis sur le campus, et je partage douches, toilettes et
cuisine avec les habitants du bâtiment. Il arrive donc que je sois obligé d’aller aux toilettes pendant la nuit. Pour cela, il faut que je prenne mon courage à demain, mes clés et que je descende
un étage et demi pour satisfaire mes besoins naturels. Au-delà de l’aspect inhumain de ce traitement réservé aux étudiants, c’est toute la logistique nécessaire pour simplement aller pisser que
je voudrais souligner. Il faut que je m’habille, que je n’oublie pas mes clés, et que je ne tombe pas dans les escaliers. Il faut aussi que je prenne mes tongs afin d’éviter de choper une maladie
en marchant pieds nus.
Bref, tout ça pour dire que je dois penser à pas mal de trucs rien que pour aller pisser. Je vous présente ça comme si c’était une montagne, parce que depuis une semaine, je suis incapable de
tout faire sans me planter. J’ai oublié mes clés une fois chez moi, une fois dans les toilettes (ne me demandez pas comment s’il vous plait), j’ai oublié mes tongs et ai du courir à 2h00 du matin
pour les rechercher avant de m’arroser. Une fois, je suis allé aux toilettes sans avoir oublié quoi que ce soit. Il était à peu près minuit, je remonte donc dans ma chambre. Une fois devant ma
porte, je mets la clé dans la serrure et m’étonne de trouver la porte ouverte. J’ai été d’autant plus étonné en voyant un magnifique fauteuil en cuir beige devant mon bureau. Et quelle ne fut pas
ma surprise en constatant que mon voisin mongol était allongé en train de dormir dans mon lit.
A ce moment là de l’histoire, mon cerveau est en veille et ma première pensée est : « Putain, il m’a piqué mes affaires et en plus il dort dans mon lit ! ». C’est là que
mon cerveau est sorti du mode veille. Et qu’il a du trouver les mots pour expliquer au voisin, désormais réveillé, que je m’étais trompé de chambre.
C’est pas facile tous les jours, ni toutes les nuits, d’être un Erasmus…
“Bring yourself off up the ground, start it up,
Break it up, shake it up, you
better be wakin’ up”
Riot Starter
par Cypress Hill
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